L’artisanat traditionnel chez le peuple Miao, qui se compte 6 mln en Chine est très peu connu. Leur histoire sans traces écrites, est transmis oralement et aussi à travers leur objets artisanales tel que vêtements avec des motifs qui exprime l’histoire et objets décoratifs. Leurs produits artisanaux principales sont tissage et broderie.

Métier à tisser oblique à dossière (xiezhi yaojï). Dahua Miao,région de Weining, ouest du Guizhou, 1998.

Marie-Claire Quiquemelle dans son article « Tissus et broderies Miao de la province du Guizhou en Chine » décrit les techniques vestimentaires traditionnelles qui sont utilisés encore aujourd’hui et identifie 173 styles de costumes Miao avec nombreuses variants dans chaque style. L’auteur avait des plusieurs missions depuis 1990 dans la région Guizhou pendant lesquelles elle a pu observer les techniques de tissage chez Miao. Quiquemelle déclare que les traditions vestimentaires sont vulnérables aux bouleversements de l’époque moderne car ce peuple parmi les autres minorités est très mal adapté à notre société d’aujourd’hui, ce qui fait que c’est urgent de s’intéresser dans leur culture.

À l’époque impériale, les Han ont appelé sheng Miao ou Miao crus pour décrire une population barbare et sauvage qui ne sont pas touchés par la civilisation Chinoise et non-soumises, et shou Miao, Miao cuits, le groupe des Miaos qu’ils sont été soumis et avec lequel ils ont entretenu des bonnes relations.

L’auteur explique technique de cultivation, récolte et tissage pour chaque type : soie, laine, chanvre, coton. Il existe des différents types de tissages : monochrome et polychrome ( à trame continue et discontinue).

Pour le tissage monochrome, les femmes tissent le fil dans sa couleur naturelle et teignent ensuite. Il existe les tissages simples et tissages façonnés : simple – tissés sur des métiers obliques ou horizontaux à cadre fixe, à pédales avec deux rangs de lisses (comme dans ces photos fig.8) ; façonnés – avec motifs en losanges, sont tissés sur des métiers obliques ou couchés sur lesquelles les femmes fixaient le nombre de lisses nécessaires.

Broderie servait pour dessiner les motifs. Motifs dans les vêtements était un langage iconographique pour le but de raconter les légendes, sentiments ou décrie leur quotidien.