Elle, sans doute, l’une de ces grandes femmes extraordinaires que l’on trouve partout où une vraie passion entre la France et la Chine s’exprime.

Nous tirons ces informations d’une très belle interview qu’elle a donnée au journal de son village. Nous lisons son livre avec passion depuis quelques années.

Grande amatrice de photographie, elle aime capturer l’instant présent, les coutumes et les traditions des populations locales. Au départ, le but de ces voyages (qui se faisaient bien souvent en Amérique du Sud), était la recherche de la nouveauté, des couleurs, et de l’originalité pour mes photos.

En 1982, des amis lui ont parlé de la Chine et de ses costumes traditionnels. Elle est donc partie une première fois, et après avoir visité les grandes villes chinoises, elle s’est intéressée aux différentes ethnies. C’est à partir de 1987 qu’a commencé son grand amour pour les tissus chinois.

Marie-Paule Raibaud : « Encore aujourd’hui, je refuse de photographier une personne avec qui je n’aurais pas pris le temps de faire connaissance : c’est une forme de respect que je m’impose depuis mes premiers voyages. »

Notre site 56regards ne peut être indifférent à ce regard de partage.

Voici son livre : Marie-Paule Raibaud, Femme d’une autre Chine.

Nous conseillons vivement de lire son magnifique ouvrage ou de l’offrir en cadeau. Cette photographe est aussi une collectionneuse de costumes et au bout de 40 ans, sa collection est une véritable témoin. Aussi elle en fait profiter le plus grand nombre dans le cadre d’exposition temporaire. Citons celle organisé à Lyon au musée de la Soie.

L’article de The Lyon Observer est très bien écrit et reprend une des observations de Madame Raibaud :

« Elle perçoit déjà, de manière fugace mais claire, les pertes de traditions artisanales, où faire, créer, produire, chanter, discuter, échanger, les soirs de veillée étaient des choses normales, routinières, activités qui seront remplacées progressivement par la veille télévisuelle et l’endormissement léthargique. »

La survie de l’artisanat n’est donc pas forcément la survie d’un artisan mais de toute une manière de vivre et de penser.