Photographe : Liang zhun

Le Kham, ou le Tibet oriental… Une région traditionnellement divisées en petits « royaumes » qu’unissaient le mythe du roi Gesar, pourfendeur de démons, une religion lamaïque mâtinée de coutumes chamaniques locales, et l’allégeance religieuse (mais non politique) au dalaï-lama. Unissant le sud du Qinghai au nord du Yunnan, les territoires Qiang et Nuosu à l’ouest du Sichuan aux frontières du Tibet central, le Kham était et reste un carrefour ethnique, une vaste étendue de sommets, de vallées et de hauts plateaux qui garde la mémoire d’avoir été une confédération culturelle et religieuse de sociétés (presque) sans États…Les photos ici rassemblées nous offrent un magnifique témoignage de la vitalité présente du Kham. Elles présentent surtout le coeur du territoire, la préfecture autonome de Ganze au Sichuan. Le grand monastère de Litang, les pâturages de Tagong, les « costumes fous » de Xiangcheng, le paradis naturel de Yading, l’austère district de Batang frémissent de la vie, de l’ardeur et de la beauté dont les pasteurs et les agriculteurs du Kham restent les gardiens patients et tenaces.

https://www.lesindessavantes.com/annuaire-des-auteurs/liang-zhun

Son ouvrage a été publié dans les excellentes éditions : Les Indes Savantes et préfacé par Benoît Vermander.

Benoît Vermander est né en 1960 et est un jésuite français, sinologue et politologue, professeur de sciences religieuses à la faculté de philosophie de l’université Fudan, à Shanghai où il est également directeur scientifique du « Centre Matteo-Ricci – Xu Guangqi sur le dialogue ». Il a été directeur de l’Institut Ricci de Taipei de 1996 à 2009.

Préface de Royaumes du Kham par Benoît Vermander : “Liang Zhun répond plus volontiers à l’appellation familière de Ah-Zhun, son prénom modelé à la mode de Canton, la ville dont elle est originaire. En 1967, année de sa naissance, ses parents, ingénieurs, partent pour Panzhihua (appelée Dukou à l’époque), ville alors inexistante, aujourd’hui grand centre sidérurgique de plus d’un million d’habitants, surgi des visions de Mao Zedong.

Situé au sud de la préfecture de Liangshan, Panzhihua est un carrefour ethnique, presque en bordure des anciens territoires tibétains. Si Ah-Zhun est d’abord laissée aux soins de sa grand-mère, elle reviendra vers ses parents à intervalles réguliers, avant de s’installer à Chengdu, capitale du Sichuan, en 1989. Dès lors, elle parcourt la Chine du sud-ouest avec son appareil photographique.

Elle publie assez vite reportages et essais dans diverses revues, et devient membre de la société nationale de photographie ethnographique chinoise. C’est dans le Kham qu’elle se rendra dès lors avec prédilection même si elle a aussi réalisé de belles séries sur les minorités Miao, Hui, Qiang, Yi de Liangshan et du Yunnan, ou encore sur les Dai et les Bai.”

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