Les couteaux Bonan/Baoan

Le couteau Baoan est, sans doutes l’objet traditionnel le plus représentatif des Baoan.

La coutellerie est une fierté pour ce peuple qui se pense comme dignes descendants des envahisseurs mongols. La lame qui tranche est ici une lame qui relie et noue. Leur forme même descendrait des armes portées durant la dynastie mongole Yuan.

L’histoire est sous doute vrai mais il convient de souligner que les commercants comme les clients aiment les belles histoires. Cette communication narrative, nommée parfois le storytelling se retrouve dans notre site : tout objet à une belle histoire , il transmet une culture ou, dumoins, permet de le faire croire

https://www.sohu.com/a/168283235_182897 Un couteau bonan de belle facture

Ce groupe ethnique musulman, héritier de ce sera nommé ” la route de la soie” habite de nos jours entre le monde mongol et le monde tibétain. La ville de Dahejia, canton de Liuji et dans les régions avoisinantes du comté autonome de Baoan Dongxiang Sala de la montagne Ganshi Jibao est le lieu principal de cette production de coutelerie.

En 1227, Gengis Khan a laissé quelques officiers et artisans d’Asie centrale dans la région de Tongren au Qinghai. Peu à peu, les populations locales Mongole, Han, Hui, Tibétaine et Tu, et se mêlait les unes aux autres, formant progressivement ce que l’on nomme le groupe Bonan.. 

Après s’être installés dans la région, les Bonans ont excellé dans l’ artisanat de la métallurgie, de l’orfèvrerie, du travail de sculture du bois et dans les travail du cuir.

 Les forgerons de l’époque produisaient principalement des armes et des outils. Ces derniers sont devenus l’objet d’échanges contre du bétail, des moutons et d’autres nécessités quotidiennes. Un certain développement économique s’en est suivi même en temps de paix. La technique de fabrication de couteaux conserve des techniques particulières .

 C’est un objet utilisé pour faire des cadeaux et on se souvient encore que le premier ministre Zhou Enlai a donné un jour un tel couteau à une délégation étrangere. En 1987, cet artisanat a reçu le titre de produit de haute qualité par le Comité civil national et le ministère de l’Industrie légère. En 1991, il a reçu la médaille d’or de l’Exposition internationale de Pékin.

https://www.sohu.com/a/168283235_182897 Des ateliers qui péréclitent

Les compétences traditionnelles se sont progressivement perdu lorsque l’on est passé à la semi-mécanisation de la fabrication. La modernité a apporté un large éventail de produits et une innovation permanente. Citopns des noms de modèles : “couteaux assortis”, “Boriji”, “Yawuqi”, “double chute”, “manche plein”, “gaine plate”, “couteau abaque” La production de “couteaux à poisson”, “tête de pastèque”, “couteaux à tête de cheval” et autres variétés est de plus en plus prospère.

Cependant, en raison d’un développement excessif de la mécanisation, la qualité des couteaux ont diminué entrainant la chûte de leur renommé.  Le port et la circulation de telles armes a également été limité pour des raison de sécurité. Dans ces circonstances, la sauvegarde d’une réelle compétence traditionnelle de coutelerie devient urgente au yeux même des producteurs de ces couteaux.

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