Le batik est un ancien procédé traditionnel d’impression et de teinture. Il est largement diffusé au Guizhou. Et notamment chez les Miao du comté de Danzhai, qui l’on conservé de génération en génération.

Une vue d’artiste de danzhai
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La zone située au sud-est du canton de Yangwu et de la ville de Paijiao est justement renommé pour cet artisanat. Le Batik était appelé « wax val » dans les temps anciens car la cire est utilisé pour l’impression des motifs. Les Miao dans le comté de Danzhai l’appelle « figure en bois » en raison de l’usage des tampons en bois.

Région de Danzhai.les terrases https://peacetourism.org/peace-through-tourism-now-a-reality-in-china-danzhai-wanda-village/

 Danzhai est situé dans la partie sud-ouest de la préfecture autonome Qiandongnan Miao et Dong, sur la pente de la bordure sud du plateau du Yunnan-Guizhou. Cette région possède un climat humide et chaud de mousson subtropicale avec des précipitations abondantes. Il n’y a pas donc pas de froid sévère en hiver, ni d’été chaud en été. Danzhai est aussi une communauté multiethnique dans la zone montagneuse où le peuple Miao est le corps principal.

Le peuple Miao représente 76% de la population totale. Le peuple Miao prétend être la branche « Ga Nao » et descendrait du totem des oiseaux.

Le batik de la nationalité Miao de Danzai a également une très longue histoire datant de leurs ancêtres « Jiu Li », « San Miao » et « Wuling Man » ( ndt: a préciser ) . Des chroniqueurs rapportent que les ancêtres des Miao des dynasties Qin et Han tissaient des pièces textiles, les teintaient avec des pigments issus d’herbes, dont de l’indigo. Et ceci n’a jamais disparus, leurs vêtements très colorés racontent encore le chant du fil, le chant de l’histoire d’un peuple, de ses voyages, de ses choix, de ses valeurs et espérances dans les plus beaux habits du monde.  

Il est certain que les compétences de production textile et d’impression et de teinture à cette époque ont été encore améliorées ou enrichies de motifs divers .

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Des contes populaires et de longs poèmes narratifs racontent encore cette odusée. Par exemple, dans le livre « La chanson des batiks Miao », une femme mythique nommée Wa Shuang a construit un « parapluie comme le ciel » pour soutenir le ciel fermement au-dessus de sa tête.

Batik miao
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Une autre histoire raconte comment Wa Shuang est allé tourner son rouet pour faire des fils et ainsi tisser du tissu. Son travail fait, dix-neuf nappes blanches s’étalaient sous un beau poirier, or le vent qui soufflait dépossa alors les fleurs de poirier sur ces nappes toutes blanches.

Ceci attira nombres d’abeilles cueilleuses et sur la nappe blanche, elle laissèrent leurs traces délicates puis le vent souffla à nouveau, il souffla si fort que la nappe alla du un étang. Or dans cette étang, infusait une herbe étrange nommée Indigo,( Yin Yin ).

Wa Shuang était bouleversé car tout son beau travail avait été détruit. Résigné, il emmena à la rivière tout ces tissus pour les rincer et tenter de les laver. Alors tous ces beaux tissus blancs étaient devenus d’un bleu splendide. Et là, où les abeilles porteuses de miel s’étaient posées, était dessiné des petits motifs cristallins tout blanc. La teinture n’était pas rentré dans le tissus, le batik a été trouvé ! Les ancêtres Miao se seraient inspirés de la nature pour inventé le batik comme le raconte cette légende.