Hani

Les Hani sont l’une des 56 minorités ethniques vivant en Chine aux côtés des Han (ethnie dominante = 91 % des Chinois).

Les origines des Hani sont encore mal connues.
On suppose que leurs ancêtres constituaient l’ancienne tribu Qiang qui auraient migré vers le sud depuis le plateau tibétain avant le IIIe siècle.

Les traditions orales Hani affirment qu’ils descendent du peuple Yi, mais qu’ils les ont quittés pour former une nouvelle tribu il y a 50 générations. L’une de leurs traditions orales consiste à réciter tous les noms de leurs ancêtres, du premier membre de la famille Hani jusqu’au présent. C’est l’un des nombreux aspects du culte voué aux ancêtres. On complimente une personne en disant du bien de ses géniteurs.

Tenue typique de la vie quotidienne des minorités ethniques Hani de Chine, ici près de Yuanyang ans la Province du Yunnan (Chine)

Une recherche rapide nous montre que ce sont des orfèvres remarquables de l’argent et d’alliages divers, spécialisés dans le ciselage et repoussage.
Les hommes portent en général des bracelets en argent, représentation des forces de la nature telles les dents du tigre et la fleur de lotus, les montagnes et les plaines (symboles opposés) pour préserver leur place dans l’équilibre du monde.

Le bracelet est pour eux une amulette très puissante. Des bracelets sont noués aux poignets des gens malades ou de ceux qui s’apprêtent à un long voyage.

De ce fait, trouver des artisans Hani nous semble particulièrement important. Où peut-on trouver cet artisanat en France ou eu Europe ?

A noter, une thèse existe sur les Hani :  » Les Hani : introduction à l’étude d’une population de langue tibéto-birmane du Yunnan en relation avec la Chine » de Pascal Bouchery

Le sujet de la thèse :  » Analyse des relations entre pouvoir politique et pouvoir religieux chez les Hani, l’une des principales ethnies minoritaires de la Chine du Sud. Mise en évidence du fait que les représentations religieuses et les principes qui en découlent concernant la légitimation de l’autorité, fondés sur la reconnaissance d’une vertu et la capacité d’action sur la surnature (et notamment les dieux du sol), reposent sur une structure cohérente dont les éléments constitutifs trouvent leurs équivalents dans les modes de pensée archaïques de la chine antique, tel qu’ils nous sont révélés aujourd’hui au travers de l’exégèse des classiques. A travers cette comparaison, présentation du rôle fondamental de la légitimité née de la soumission des dieux du sol dans les processus de centralisation politique débouchant sur la formation des états en Asie, et mise en évidence, dans la représentation des états traditionnels de cette région du monde, de schémas culturels préexistants à l’état et utilises sciemment par ceux-ci au cours de leur développement historique, à des fins de consolidation du pouvoir. »

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